Le Gabon importe une grande partie de ce qu'il mange. Le poulet et les œufs ne font pas
exception : une bonne part de ce qui arrive dans les assiettes gabonaises a traversé un
océan avant d'atteindre Libreville. Ce n'est pas une question de goût, mais de capacité
de production restée trop longtemps en retard sur la demande.
Ce paradoxe coûte cher, en devises, en délais de livraison, en dépendance face à des marchés
extérieurs sur lesquels le pays n'a aucune prise. Un complexe avicole moderne, construit sur
un site laissé à l'abandon pendant huit ans, change concrètement l'équation : 70 000 sujets
en production dans les trois premiers bâtiments, et jusqu'à cinq unités supplémentaires
prévues pour 2027.
L'ambition ne s'arrête pas à la frontière gabonaise. Le Congo, le Cameroun, la Guinée
équatoriale font face aux mêmes tensions d'approvisionnement. Un Gabon capable de produire
au-delà de ses propres besoins devient un fournisseur pour la sous-région, là où il n'était
jusqu'ici qu'un importateur parmi d'autres.
Souveraineté alimentaire
Produire localement les œufs et le poulet que le pays importe encore, pour réduire
sa dépendance aux marchés extérieurs.
Un marché sous-régional
Une capacité de production pensée pour dépasser les besoins du Gabon et approvisionner,
à terme, les pays voisins de la CEMAC.
Une fierté gabonaise
Un site relevé par des mains gabonaises, sous un nom gabonais, pour prouver que le pays
peut produire ce qu'il consomme.